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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 14:20
Envers et contre tout

A 6 ans, elle effectuait ses premiers saltos à La chaumontaise. A 14 ans, elle suivait la préparation olympique pour aller aux jeux de Sydney, à l'INSEP, avant de claquer la porte. Sans aigruers ni regrets, elle a choisi de poursuivre la gym et s'entraine, depuis 5 ans, à Chaumont. Portrait d'une battante.
Sa mère ne pouvait plus supporter de racheter des sommiers neufs tous les quinze jours. Alors, elle l'a inscrite à la gymnastique. Hélène Gesser avait 6 ans, mais elle se souvient de ce cocasse épisode comme si c'était hier. Elle se marre encore en l'évoquant. "Je faisais des saltos sur mon lit et je cassais les lattes du sommier", raconte-t-elle, amusée. Et ce'st ainsi qu'Hélène est venue à La Chaumontaise, déjà fréquentée par sa soeur.
Le hasard fait bien les choses...Car quelques années plus tard, repérée par le Conseiller technique Régional, Hélène Gesser, 10 ans à peine au compteur, migrait déjà chaque mercredi à Châlons en Champagne, toute seule comme une grande, pour s'entrainer avec les meilleurséléments régionaux. Dans la foulée, elle effectuait des tests pour intégrer un pôle espoir. Une ascension fulgurante que l'intéressée ne s'explique pas vraiment. Elle indique seulement que "jamais elle n'a réfléchiquand elle effectuait les mouvements, que les choses venaient naturellement". Un talent inné donc, qui lui a permis de rejoindre le Pôle Espoir de Créteil, après avoir également été testée à Saint Etienne. L'histoire s'accélère alors. Ses trois saisons en Pôle la propulsent au plus haut niveau national. L'éloignement familial la fait mûrir plus vite qu'à son tour et l'expérience lui forge un caractère bien trempé. "C'était fabuleux de vivre le haut niveau. Je ne regrette rien. J'ai appris beaucoup, et bien au-delà de la gymnastique. Cela me sert encore aujourd'hui, humainement et professionnelement", assure-t-elle.
Alors, bien sûr, elle n'a pas gardé que des bons souvenirs de son passage en Ile de France. Après le Pôle espoir, Hélène Gesser a intégré l'INSEP et son régime draconien, surtout en gymnastique. A l'école de la rigueur, dans une discipline déjà réputée pour en exiger beaucoup, la Chaumontaise a dû ronger son frein, serrer les dents.Non pas physiquement. Psychologiquement."Avec les entraîneurs, cela ne passait pas très bien. J'avais un gros gros caractère et je tenais tête. Yves Kiefer, mon coach de l'époque n'aimait pas beaucoup cela. Au bout d'un moment, j'en ai eu ras-le-bol. Alors, je suis partie, l'année des Jeux Olymiques, pour lesquels j'avais suivi toute la préparation", raconte-t-elle, sans regrets.
Un choix de vie plus qu'un choix sportif, dans un contexte conflictuel qui finissait par lui miner le moral."Avec les filles, comme Isabelle Severino, Delphine Regease par exemple, tout allait en revanche très bien. J'ai d'ailleurs conservé de bons contacts avec tout le monde. Elles, elles sont allées plus loin. MOI, j'ai préféré stopper là. De toute façon, j ne sais pas si je serais allée à Sydney car j'étais systématiquement écartée des rencontres internationales".
Avec le recul, elle reconnait que son caractère l'a souvent desservie sur ce plan là. Mais Hélène gesser a aussi appris à garder le cap, grâce à son tempérament de battante. Là où beaucoup de gymnastes, après le haut niveau, peinent à rebondir pour se reconstruire une vie après leur sport, la Chaumontaise a surmonté les difficultés.

De retour à Chaumont, la situation fut pourtant tout sauf aisée."Je m'entraînais moins, forcément;Je savais que j'allais régresser, mais j'étais bien entourée et je continuais à prendre du plaisir". A 15 ans, elle allait aussi devoir gérerles transformations corporelles. "quinze centimètres et 9 kilos en un an à peine. Il a fallu que j'accepte, que je m'adapte", confie-t-elle.
Un an après son baccalauréat, Hélène Gesser replongeait de plus belle dans la gym. Finies les études, la Chaumontaise décidait de passer le Brevet d'Etat pour entraîner, transmettre sa passion et son savoir-faire. "La première année, je l'ai fait par correspondance, c'était une catastrophe. J'en ai parlé à La Chaumontaise et j'ai fini par suivre ma formation pendant deux ans au CREPS de Strasbourg". Depuis cinq saisons maintenant, elle coache. Et prend un soin tout particulier à concilier rigueur et humanité. "C'est tout ce qui manquait à l'INSEP. Il ne faut pas perdre de vue qu'on a affaire à des enfants. Ils ne sont pas des machines. J'ai l'impression que ce'st un paramètre qu'on n'avait pas pris en compte à mon époque, à Paris...", lance-t-elle.
Pour le fun et pour aider, elle n'a jamais cessé des 'engager en compétition par équipes. Depuis cette saison, elle a aussi décidé de participer aux Individuels, en optionnel poutre, son agrès favori. "A 24 ans, j'ai encore de bonnes sensations. C'est comme le vélo, on n'oublie pas. Alors, je me suis dit "Pourquoi pas? "". Du coup, elle vise les Championnats de France, rien de moins, et, plus ou moins secrètement, le top 5. Un résultat qui lui rappellerait de bons souvenirs, puisque la Chaumontaise, en juniors, avait décroché la quatrième place du concours général, le meilleur classement de sa carrière. La boucle serait alors boucléepour cette infatigable travaille
use, qui passe ses journées dans un gymnase depuis qu'elle est haute comme trois pommes.
  Article de Delphine CATALIFAUD pour le JHM ( Journal de la Haute Marne) du lundi 2 février 2009
 

                                                                                         










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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 09:04
Ce week-end, aux "Zones", Justine Doré n'est pas montée sur le podium. Mais elle a remporté une autre victoire, celle de se qualifier aux "France". Victime d'une grave chute aux barres en 2004, la Chaumontaise avait été condamnée par les médecins à ne plus refaire de gym....


Trois ans qu'elle l'attendait. Comme une revanche sur le sort, un clin d'oeil à la vie. Justine Doré revient de loin, elle le sait bien.
Ce week-end, elle s'est qualifiée pour les Championnats de France en Division Fédérale A juniors/Seniors. Au-delà de la performance sportive, c'est bien d'une prouesse autant physique que mentale dont il s'agit. Le résultat d'une immense force de caractère.
En 2004, Justine Doré avait très lourdement chuté en sortie de barres asymétriques. C'était lors de l'épreuve de zones individuelles, comme ce week-end. Forcément, elle n'a pas pu s'empêcher de repenser à l'accident. "J'ai eu un déplacement de vertèbres et une compression de la moelle épinière. Sur le coup, les médecins m'ont dit que je ne remarcherai pas. Puis le diagnostic s'est amélioré mais on m'a fait comprendre que je ne pourrais jamais reprendre la gym. Pour moi, c'était impensable", raconte-t-elle.
Alors, Justine a pris son mal en patience, respecté au pied de la lettre  les conseils des spécialistes, entamé sa longue période de convalescence et de ré-éducation. Un an de travail sans aucune activité sportive. "C'était difficile mais je savais que j'y arriverais. Je venais assister aux entrainements. Et quand je voyais mes copines, ça me démangeait d'aller les rejoindre. Je me suis persuadée qu'un jour, je remonterais sur les barres..."
Avec ce drame sportif, Justine Doré a gagné en maturité, grandi plus vite. Aujourd'hui, elle mesure à sa juste valeur sa chance d'avoir pu enfiler de nouveau le justaucorps et les maniques, d'avoir à nouveau plongé les mains dans la magnésie. Et d'avoir eu le cran de remonter sur les barres. "Je n'ai pas eu peur. Quand je suis à cet agrès, je m'efforce de faire le vide, de ne pas repenser à ce qui s'est passé. Mon seul but maintenant, c'est de prendre du plaisir. Le stress, c'est fini". Stéphane Konieczny, son entraineur, qui assista impuissant à sa chute, la guette comme de l'huile sur le feu. La chouchoute d'une certaine manière, même si l'accident n'engageait strictement le responsabilité de personne en 2004.

Maintenant, ce n'est que du bonus.
"On fait super gaffe. Il y a des choses qu'elle ne retentera pas", explique-t-il. "Les médecins ont été clairs: il ne faut pas de chute violente ni sur la tête, ni sur les fesses. Aujourd'hui, j'ai trois plaques au niveau des cervicales. Stéphane me met des limites.", renchérit-elle.
Ces deux là sont complices, ils avaient évolué ensemble au Rayon Sportif Chaumontais, quand le coach y exerçait encore ses fonctions. Justine Doré l'a suivi à La Chaumontaise quand il est parti. Ce week-end, ils ont donc savouré pleinement la qualification aux "France". La première de Justine depuis sa chute. "Je suis super contente, c'était l'un des objectifs de cette saison, avec la qualification par équipe. On a rempli les deux contrats. Maintenant, ce qui va se passer ne sera que du bonus."
Elle qui évoluait en Nationale A à 12 ans, qui termina 4ème aux Championnats de France de nationale B et qui fut approchée à plusieurs reprises  pour intégrer un pôle, a certes dû se résoudre à délaisser le plus haut niveau. Direction la Division Fédérale A. "Je continue à tourner  à 8 heures d'entrainement par semaine. La gym occupe une partie importante de ma vie. Mais je m'investis moins", confie-t-elle. Baccalauréat oblige.
Car Justine doré, en terminale L, est aussi une élève consciencieuse.

Delphine Catalifaud , pour le JHM du mercredi 18 avril 2007 ( Journal de la Haute Marne)

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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 10:47
Concentration.. Virginie Robbé tient la barre

Parachutée il y a deux ans à Chaumont pour y exercer son métier d'institutrice, la picarde Virginie Robbé est le moteur de la Division Fédérale A de La Chaumontaise. Samedi, aux départementaux par équipes, elle a encore fait une grosse impression. Portrait d'une bosseuse.
De l'aveu même du Responsable Tehnique Départemental, Stéphane Konieczny, elle est un modèle de rigueur. Une bosseuse comme on en voudrait des wagons. Virginie Robbé, 26 ans, "bientôt 27" est une insatiable. Parachutée voici deux ans à Chaumontpour des raisons professionnelles, la gymnaste fait, depuis, la joie des dirigeants de La Chaumontaise. En Division Fédérale A, elle agit comme un moteur, un genre de catalyseur d'énergie au sein de son équipe. Samedi encore aux départementaux par équipes, elle a signé le meilleur total de points. " Je m'entraine trois à quatre fois par semaine, avec des séances d'une heure et demie", détaille-t-elle, comme si c'était le tarif.
Elle oublie de dire qu'en parallèle, elle enseigne aux bambins de Chaumont, mais aussi de Leffonds et Bricon. La jeune femme est professeur des écoles mais jongle avec une grande habileté avec son emploi du temps cahrgé. "Je trouve toujours des créneaux pour la gym.Tout est une question d'organisation. Je m'avance dans mes préparations de cours, je rentabilise mon mercredi après midi car c'est repos" raconte-t-elle.

Gymnaste et juge

A côté, Stéphane Konieczny renchérit: "elle est modeste. C'est une grosse bosseuse. Et elle est également juge niveau 4" Acquiescement  presque gêné de l'intéressée.
Un élément comme elle est une mine d'or pour un club. C'est d'autant plus vrai en Haute-Marne, où l'on connait mieux que quiconque la propension qu'ont les jeunes à quitter le navire pour des départements plus attractifs. C'est ainsi depuis des lustres  et rien ne va en s'améliorant. "Dès que les jeunes étudient ou trouvent un travail, c'est souvent à Dijon, à troyes, etc" déplore Stéphane Konieczny. difficile, dans ces conditions, de mettre sur pied une équipe de gymnastes cohérente, capable de s'inscrire sur un long terme. Virginie a fait le chemin inverse, au gré du hasard. Aujourd'hui, elle joue un peu la grande soeur de l'équipe de Fadérale A. Et croit dur comme fer au potentiel de ses copines cette saison. "Nous nous appuyons sur une équipe soudée, qui n'a jamais été aussi forte", assure-t-elle.

Le tsukahara est de retour

Aux départementaux, les filles ont en tout cas témoigné d'une jolie assurance, notamment aux barres asymétriques, leur talon d'Achille, et au saut de cheval. Voilà trois ans qu'elles n'avaient pas tenté en compétition le redouté Tsukahara, l'un des sauts les plus complexes. " L'an dernier, nous n'étions pas prêtes à le presenter. cette année le coach a estimé  que nous avions franchi un palier. On part donc sur des notes plus élevées", se réjouit-elle.
Car, l'objectif avoué reste les Championnats de France. L'an passé, les Chaumontaises y avaient glané une superbe dixième place. Renforcée par une Estelle Herbelot prometteuse, venue de la nouvelle génération, l'équipe s'est donnée les moyens de viser plus haut, en prenant toutefois garde de ne pas se bruler les ailes.
Et qui sait, d'ici peu, de nouvelles têtes blondes pourraient bien frapper à la porte de La Chaumontaise pour prendre la relève. Qui sait, avec une institutrice aussi passionnée que Virginie Robbé, les enfants pourraient bien attraper le virus. Vendredi, elle avait justement organisé,avec des collègues, une journée dédiée à la gymnastique, avec son école de Leffonds. Un premier pas avant le grand saut.

Texte de Delphine Catalifaud
pour le Journal de la Haute Marne
 du dimanche 21 janvier 2007

Photos Anne Marie Baizet
Virginie
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /Mars /2006 10:31

Audrey Sanchez, photo Anne-Marie La gym, c'est comme la grippe. Un virus dont on ne se sépare pas facilement. parlez-en donc à Audrey Sanchez. Voilà des années, que domptée par des problèmes au genou, elle n'a plus pratiqué sa discipline favorite. Pour autant, elle n'est jamais sortie du milieu, Audrey est devenue juge.

On a beaucoup parlé ce week-end, des 155 équipes, 800 gymnastes et autres 116 bénévoles qui ont animé le site de la compétition. On a moins parlé d'une autre corporation, moins nombreuse, plus discrète, mais tout aussi indisppensable, voire plus. Les juges n'ont pas pour l'habitude de se mettre en avant. Au contraire. Leur métier demande de prendre un peu de recul.

Lorsqu'elle est tombée dans la marmite du jugement, Audrey avait 17 ans. Elle en a aujourd'hui 23. Elle habite Chaumont. A la ville, elle prépare le concours de Professeur des écoles. Sur le praticable, elle est juge de niveau 3 ( sur les cinq échelons existant), un niveau qui lui donne la possibilité d'officier en Zone au maximum. pour aller plus haut, elle "verra plus tard". Cette année, ses études restent sa priorité;

Allier les deux serait hasardeux. Passer les diplômes de juges s'avère une mission pour le moins compliquée, à la hauteur de la difficulté de la tâche. En gym, les passages sont rapides, concis et il convient d'avoir l'oeil particulièrement expert pour être capable d'analyser en une fraction de seconde ce qui se passe sous vos yeux."En fait, il faut avoir une mémoire photografique", résume la jeune femme d'origine espagnole. "Tout va très vite, alors on prend la photo et ensuite on se la repasse dans la tête." Autant dire que sans avoir soi-même pratiqué, c'est presque du mission impossible. Voilà sans doute pourquoi on ne trouve quasiment que des filles pour juger les filles et des garçons pour juger des garçons, même si aucun règlement n'impose cette situation. (note de GG: Les garçons peuvent juger en barres et et saut féminin).

Ce qui interpelle également dans le monde de la gym, c'est que, hormis quelques contestations deci-delà, on est bien loin des "scandales" qui sont monnaie courante dans le milieu, par exemple, du patinage artistique.Le fruit peut-être d'un état d'esprit plus respectueux ("on n'est pas des gendarmes, on n'est pas là pour "saquer" les gymnastes"), mais aussi d'un système de pointage aux codes extrèmement précis et élaborés. Chaque difficulté de mouvement vaut tant de points, les erreurs éventuelles sont disséquées selon un barème évalutif des déductions qui en découlent. "Il y a peut-être parfois quelques juges pas forcément impartiaux, mais cela reste rare. On essaie d'être le plus juste et le plus objectif possible. je dirai même qu'au contraire, on a tendance à voir plus facilement les fautes des filles que l'on connait, car on connait aussi leurs défauts à l'avance." En outre, les juges sont plusieurs, entre deux et conq selon l'importance de la compétition et la disponibilité des officiels. la note finale est le résultat d'une concertation "conviviale" et "solidaire" de chacun, avec toutefois, à chaque table, un juge-expert qui a le dernier mot.

Le système permet donc de limiter les erreurs. Quoiqu'il en soit, rappelle Audrey "on reste des humains et il peut nous arriver de nous tromper". d'autant que sur un tel week-end de compétition, l'emploi du temps des juges est extrèmement chargé.La journée est remplie, les temps de pause sont limités. "La difficulté, c'est de rester concentré tout le temps. c'est bien d'être juste, mais il faut être juste du début à la fin!"

Autre difficulté de ce "métier" (rémunéré, pour une compétition de Zone, à raison de 27€ la séquence), c'est de savoir vivre avec son temps. On le sait, la gym et ses codes de pointage évoluent à chaque olympiade (ils viennent d'ailleurs de changer pour la Division Nationale), il convient donc de suivre des "recyclages" réguliers et obligatoires afin de rester à la page. Audrey s'y attele, consciencieusement. Sa tâche, elle l'exécute "par passion", et "parce que ça me permet de rester dans le milieu de la gym". Et de rappeler une évidence qu'il est toujours bon de souligner: "pas de juges: pas de compétition!"

article et photo de Rémi Bourrière pour le Journal de la Haute-Marne du lundi 27 mars 2006

Photo Rémi Bourrières

Par Rémi Bourrières
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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /Fév /2006 00:00
Des entraîneurs bénévoles, il y en a plusieurs dizaines à la Chaumontaise. Voici un petit portrait de l’une d’entre elle, Cyrielle André.
 
Le sens des responsabilités à 15 ans
La peau matte, les cheveux tressés, un large sourire toujours sur son visage, une quinzaine d’années, voici Cyrielle. Vous pouvez la croiser le mercredi soir au gymnase Gagarine. Elle encadre la section cirque avec Sandra. Une quinzaine d’enfants pour ces deux lycéennes qui semblent faire l’unanimité au près de leur public. (chapô)
En seconde au lycée Charles de Gaulle, elle passe deux heures par semaine à encadrer des enfants du club. Elle a commencé à entraîner avec Patrick, à l’école de gym le mercredi matin, vers l’âge de 11 ou 12 ans. Mais il y a deux ans, Sandra et elle ne pouvaient plus venir à cause du collège. « On a proposé de prendre un autre groupe de gym à un autre horaire. Mais il n’y en avait pas et il y avait un projet au club de faire une section cirque. Patrick et Stéphane nous ont proposées de l’encadrer. J’avais fait du cirque avant, avec Eric. C’était super bien. »
Et voilà une nouvelle section qui voit le jour à La Chaumontaise. « L’année dernière, c’était pas trop difficile. On avait que trois enfants. Mais cette année, c’est plus difficile. On en a quinze. »
Des projets dans la tête
Les parents peuvent leur laisser leurs enfants en toute confiance. Cyrielle a de sérieuses notions d’encadrement grâce à son expérience, quelques conseils et sa formation d’initiatrice régionale. « Il faut être assez clair dans ce qu’on dit, ne pas changer d’avis tout le temps. Il faut également les rassurer quand ils doivent monter sur la boule ou sur le fil. Il est important aussi de saisir les gestes pour les parer Et ne pas oublier de les féliciter quand ils réussissent ; ça c’est Gégé qui nous l’avait dit. » se souvient-elle.
Pour une fille qui n’était pas spécialement attirée par l’encadrement, elle apprécie finalement ça. « J’aime bien les enfants. Au début, je n’avais pas spécialement envie d’entraîner. Et puis j’ai essayé et ça m’a plu. » Ce qui lui plaît par-dessus tout, ce sont les enfants et leurs réactions. « Ça fait plaisir que des enfants de 6 ans arrivent à se dépasser grâce à nous. Qu’ils arrivent à monter sur une boule par exemple. Et reviennent tout content « j’y suis arrivé !! »
Mais Cyrielle ne s’arrête pas là. Elle a des projets pour cette section. « Les enfants nous demandent tous un spectacle à la fin de l’année. On aimerait bien en faire un pour les parents, les copains… Comme il n’y a pas de compétition, ce serait bien. »
Les percus’ comme autre passe-temps
Avant d’encadrer la section cirque, elle a fait de la gym. D’abord en banlieue parisienne, puis sa maman, directrice de crèche, a muté et a choisi Chaumont. Cyrielle s’est d’abord entraînée avec Anne-Marie et Véro puis avec Francine. Mais elle a arrêté la gymnastique cette année.
Si elle a du choisir entre la pratique de la gym et l’entraînement, c’est parce que Cyrielle n’est pas accro que des gymnases. Elle va également au solfège le jeudi soir et aux percussions le mercredi. Un emploi du temps hebdomadaire déjà bien rempli, qui est complété par des heures musicales, une fois par trimestre, à la salle des fêtes. L’occasion de la voir à l’oeuvre dans sa deuxième passion.
 
Bonne continuation à Cyrielle, Sandra et à tous les enfants de la section cirque. Rendez-vous peut-être à la fin de l’année pour un spectacle.
 
Marie
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